Fiche pratique
Maintien d'un étranger en zone d'attente
Vérifié le 30/09/2019 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Un Ă©tranger peut ĂȘtre placĂ© en zone d'attente Ă son arrivĂ©e Ă la frontiĂšre. La procĂ©dure de maintien en zone d'attente est encadrĂ©e juridiquement et limitĂ©e dans le temps (26 jours maximum). Tout au long de la procĂ©dure, des droits sont garantis Ă l'Ă©tranger et il bĂ©nĂ©ficie de voies de recours. Ă la sortie de la zone d'attente, soit l'Ă©tranger doit quitter la France, soit il est autorisĂ© Ă entrer en France provisoirement.
- Refus d'entrée en France
- Transit
- Demande d'asile
Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en zone d'attente si vous
- ĂȘtes un Ă©tranger arrivant en France par bateau, train ou avion,
- et faites l'objet d'un refus d'entrée en France.
Attention :
cette procédure ne concerne pas un étranger ressortissant d'un pays européen, ni les membres de sa famille vivant en France avec lui.
La zone d'attente est un espace bien délimité situé :
- dans un aéroport (Roissy, Orly, etc.),
- ou dans un port ou à proximité d'un lieu de débarquement (Marseille, Calais, etc.),
- ou une gare ferroviaire ouverte au trafic international (Paris-Gare du Nord, Lille-Europe, Strasbourg, Nice, Modane, etc.).
Il ne faut pas confondre une zone d'attente et un centre de rétention.
La zone s'Ă©tend des points d'embarquement et de dĂ©barquement aux points oĂč sont effectuĂ©s les contrĂŽles des voyageurs (zones sous douane). Elle couvre aussi les lieux oĂč vous devez vous rendre dans le cadre de la procĂ©dure de maintien en zone d'attente et en cas de nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale (devant le tribunal ou Ă l'hĂŽpital par exemple).
Dans l'attente de la dĂ©cision prise sur votre situation, vous pouvez ĂȘtre hĂ©bergĂ© dans une structure spĂ©cialement amĂ©nagĂ©e ou dans un hĂŽtel Ă proximitĂ© de votre lieu d'arrivĂ©e.
Ă noter
si vous arrivez en groupe (au moins 10 Ă©trangers) en dehors d'un point de passage frontalier, vous pouvez ĂȘtre placĂ© dans une zone d'attente mobile temporaire. Vous serez ensuite transfĂ©rĂ©s vers une zone d'attente normale (rattachĂ©e au point frontalier le plus proche).
Durée
La police aux frontiĂšres peut vous maintenir en zone d'attente pendant 4 jours au maximum.
Il s'agit d'une décision écrite et motivée qui fait l'objet d'une inscription obligatoire sur un registre mentionnant
- votre état civil
- et la date et l'heure auxquelles la mesure vous a été notifiée.
Prolongation
AprÚs les 4 jours de maintien administratif, le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal territorialement compétent est saisi par la police. Il peut prolonger votre placement en zone d'attente pour 8 jours maximum (renouvelable 1 fois).
Le JLD statue par ordonnance dans les 24 heures de sa saisine (ou dans les 48 heures si l'instruction le nécessite). L'ordonnance vous est notifiée, ainsi qu'au préfet et au procureur de la République.
L'audience peut se tenir au tribunal ou dans une salle proche de la zone d'attente.
Le JLD peut ĂȘtre saisi pour une 2
Si l'ordonnance met fin Ă votre maintien en zone d'attente, vous ĂȘtes, Ă partir de sa notification, maintenu Ă la disposition de la justice pendant 10 heures (sauf dĂ©cision contraire du procureur). Durant cette pĂ©riode, vous pouvez, si vous le souhaitez, contacter votre avocat et toute personne de votre choix, rencontrer un mĂ©decin et vous alimenter.
Au total, la durée de votre maintien en zone d'attente ne peut pas dépasser 20 jours (4 jours de maintien administratif + 1
Toutefois, dans 2 situations particuliÚres, le maintien en zone d'attente peut durer jusqu'à 26 jours :
- si vous arrivez avec un groupe (au moins 10 personnes) et ĂȘtes placĂ© dans une zone mobile,
-
ou si vous déposez une demande d'asile le 20
e jour de votre maintien (car si vous déposez une demande d'asile dans les 6 derniers jours de la derniÚre période de maintien possible, entre les 14e et 20e jours, la mesure est prolongée de 6 jours).
Recours
Vous pouvez contester l'ordonnance du JLD dans les 24 heures de son prononcé. Vous devez saisir le 1
Votre appel n'est pas suspensif (vous pouvez ĂȘtre reconduit avant la dĂ©cision du juge).
OĂč sâadresser ?
Ensuite, si vous voulez contester l'ordonnance de la cour d'appel, vous pouvez former un recours en cassation.
OĂč sâadresser ?
- Cas général
- Mineur isolé
Vous ĂȘtes informĂ© dans les meilleurs dĂ©lais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprĂšte et d'un mĂ©decin.
Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.
OĂč sâadresser ?
Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire. La langue que vous avez déclaré comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure. Sinon, la langue utilisée est le français.
Le procureur de la République et le juge des libertés et de la détention peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.
Le contrÎleur général des lieux de privation des libertés peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.
Des agents de l'Ofii sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.
Plusieurs associations peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent disposer de permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.
Si vous ĂȘtes mineur et entrĂ© en France sans reprĂ©sentant lĂ©gal, le procureur de la RĂ©publique vous dĂ©signe sans dĂ©lai un administrateur ad hoc.
Cet administrateur vous assiste et vous représente dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles relatives à votre maintien en zone d'attente et à votre entrée en France. Il doit se rendre obligatoirement auprÚs de vous.
Vous ĂȘtes informĂ© dans les meilleurs dĂ©lais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprĂšte et d'un mĂ©decin.
Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.
OĂč sâadresser ?
Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire. La langue que vous avez déclaré comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure. Sinon, la langue utilisée est le français.
Le procureur de la République et le juge des libertés et de la détention peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.
Le contrÎleur général des lieux de privation des libertés peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.
Des agents de l'Ofii sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.
Plusieurs associations peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent disposer de permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.
Votre maintien en zone d'attente peut prendre fin de 2 maniÚres :
- soit vous devez quitter la France,
- soit vous ĂȘtes autorisĂ© Ă entrer temporairement en France.
- Départ de France
- Entrée légale en France
-
Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour tout pays étranger.
-
Vous ĂȘtes reconduit vers :
- votre pays d'origine,
- ou le pays dont vous provenez,
- ou tout autre pays oĂč vous pouvez ĂȘtre admis.
Vous pouvez ĂȘtre transfĂ©rĂ© dans une autre zone d'attente si votre renvoi ne peut pas avoir lieu de la gare, de l'aĂ©roport ou du port oĂč vous ĂȘtes maintenu. Ce transfert n'interrompt pas la procĂ©dure de maintien en zone d'attente.
Votre entrée en France peut résulter :
- du refus du JLD de prolonger votre maintien en zone d'attente,
- de la fin du délai maximum autorisé du maintien en zone d'attente, si votre départ n'a pas pu avoir lieu.
Un visa de régularisation valable 8 jours (appelé sauf-conduit) vous est délivré. Avant l'expiration de ce délai, vous devez :
- soit quitter la France,
- soit vous rendre en prĂ©fecture pour dĂ©poser une demande de carte de sĂ©jour, si vous y ĂȘtes autorisĂ©.
Si vous ĂȘtes mineur isolĂ©, vous ĂȘtes confiĂ© Ă l'aide sociale Ă l'enfance ou directement Ă une structure spĂ©cialisĂ©e dans lâaccueil des mineurs.
Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en zone d'attente si :
- vous ĂȘtes un Ă©tranger arrivant en France par bateau, train ou avion,
- et l'embarquement vers le pays de votre destination finale vous a été refusé (ou si les autorités de ce pays vous ont refoulé vers la France).
Attention :
cette procédure ne concerne pas un étranger ressortissant d'un pays européen, ni les membres de sa famille vivant en France avec lui.
La zone d'attente est un espace bien délimité situé :
- dans un aéroport (Roissy, Orly, etc.),
- ou dans un port ou à proximité d'un lieu de débarquement (Marseille, Calais, etc.),
- ou une gare ferroviaire ouverte au trafic international (Paris-Gare du Nord, Lille-Europe, Strasbourg, Nice, Modane, etc.).
Il ne faut pas confondre une zone d'attente et un centre de rétention.
La zone s'Ă©tend des points d'embarquement et de dĂ©barquement aux points oĂč sont effectuĂ©s les contrĂŽles des voyageurs (zones sous douane). Elle couvre aussi les lieux oĂč vous devez vous rendre dans le cadre de la procĂ©dure de maintien en zone d'attente et en cas de nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale (devant le tribunal ou Ă l'hĂŽpital par exemple).
Dans l'attente de la dĂ©cision prise sur votre situation, vous pouvez ĂȘtre hĂ©bergĂ© dans une structure spĂ©cialement amĂ©nagĂ©e ou dans un hĂŽtel Ă proximitĂ© de votre lieu d'arrivĂ©e.
Ă noter
si vous arrivez en groupe (au moins 10 Ă©trangers) en dehors d'un point de passage frontalier, vous pouvez ĂȘtre placĂ© dans une zone d'attente mobile temporaire. Vous serez ensuite transfĂ©rĂ©s vers une zone d'attente normale (rattachĂ©e au point frontalier le plus proche).
Votre maintien en zone d'attente peut prendre fin de 2 maniÚres :
- soit vous devez quitter la France,
- soit vous ĂȘtes autorisĂ© Ă entrer temporairement en France.
Départ volontaire ou contraint hors de France
Votre maintien en zone d'attente s'achÚve par votre départ volontaire ou forcé hors de France.
Vous pouvez ĂȘtre transfĂ©rĂ© dans une autre zone d'attente si votre renvoi ne peut pas avoir lieu de la gare, de l'aĂ©roport ou du port oĂč vous ĂȘtes maintenu. Ce transfert n'interrompt pas la procĂ©dure.
Si vous ĂȘtes mineur isolĂ©, vous ĂȘtes prioritairement reconduit vers votre pays d'origine plutĂŽt que vers votre pays provenance. Une enquĂȘte est menĂ©e prĂ©alablement auprĂšs des autoritĂ©s de votre pays d'origine.
Entrée en France
Votre entrée en France peut résulter :
- du refus du juge judiciaire de prolonger votre maintien en zone d'attente,
- de la fin du délai maximum autorisé du maintien en zone d'attente, si votre départ n'a pas pu avoir lieu.
Un visa de régularisation valable 8 jours (appelé sauf-conduit) vous est délivré. Avant l'expiration de ce délai, vous devez :
- soit quitter la France,
- soit vous rendre en prĂ©fecture pour dĂ©poser une demande de carte de sĂ©jour, si vous y ĂȘtes autorisĂ©.
Si vous ĂȘtes mineur isolĂ©, vous ĂȘtes confiĂ© Ă l'aide sociale Ă l'enfance ou directement Ă une structure spĂ©cialisĂ©e dans lâaccueil des mineurs.
Durée
La police aux frontiĂšres peut vous maintenir en zone d'attente pendant 4 jours au maximum.
Il s'agit d'une décision écrite et motivée qui fait l'objet d'une inscription obligatoire sur un registre mentionnant
- votre état civil
- et la date et l'heure auxquelles la mesure vous a été notifiée.
Prolongation
AprÚs les 4 jours de maintien administratif, le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal territorialement compétent est saisi par la police. Il peut prolonger votre placement en zone d'attente pour 8 jours maximum (renouvelable 1 fois).
Le JLD statue par ordonnance dans les 24 heures de sa saisine (ou dans les 48 heures si l'instruction le nécessite). L'ordonnance vous est notifiée, ainsi qu'au préfet et au procureur de la République.
L'audience peut se tenir au tribunal ou dans une salle proche de la zone d'attente.
Le JLD peut ĂȘtre saisi pour une 2
Si l'ordonnance met fin Ă votre maintien en zone d'attente, vous ĂȘtes, Ă partir de sa notification, maintenu Ă la disposition de la justice pendant 10 heures (sauf dĂ©cision contraire du procureur). Durant cette pĂ©riode, vous pouvez, si vous le souhaitez, contacter votre avocat et toute personne de votre choix, rencontrer un mĂ©decin et vous alimenter.
Au total, la durée de votre maintien en zone d'attente ne peut pas dépasser 20 jours (4 jours de maintien administratif + 1
Toutefois, dans 2 situations particuliÚres, le maintien en zone d'attente peut durer jusqu'à 26 jours :
- si vous arrivez avec un groupe (au moins 10 personnes) et ĂȘtes placĂ© dans une zone mobile,
-
ou si vous déposez une demande d'asile le 20
e jour de votre maintien (car si vous déposez une demande d'asile dans les 6 derniers jours de la derniÚre période de maintien possible, entre les 14e et 20e jours, la mesure est prolongée de 6 jours).
Recours
Vous pouvez contester l'ordonnance du JLD dans les 24 heures de son prononcé. Vous devez saisir le 1
Votre appel n'est pas suspensif (vous pouvez ĂȘtre reconduit avant la dĂ©cision du juge).
OĂč sâadresser ?
Ensuite, si vous voulez contester l'ordonnance de la cour d'appel, vous pouvez former un recours en cassation.
OĂč sâadresser ?
- Cas général
- Mineur isolé
Vous ĂȘtes informĂ© dans les meilleurs dĂ©lais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprĂšte et d'un mĂ©decin.
Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.
OĂč sâadresser ?
Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire. La langue que vous avez déclaré comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure. Sinon, la langue utilisée est le français.
Le procureur de la République et le juge des libertés et de la détention peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.
Le contrÎleur général des lieux de privation des libertés peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.
Des agents de l'Ofii sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.
Plusieurs associations peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent disposer de permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.
Si vous ĂȘtes mineur et entrĂ© en France sans reprĂ©sentant lĂ©gal, le procureur de la RĂ©publique vous dĂ©signe sans dĂ©lai un administrateur ad hoc.
Cet administrateur vous assiste et vous représente dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles relatives à votre maintien en zone d'attente et à votre entrée en France. Il doit se rendre obligatoirement auprÚs de vous.
Vous ĂȘtes informĂ© dans les meilleurs dĂ©lais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprĂšte et d'un mĂ©decin.
Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.
OĂč sâadresser ?
Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire. La langue que vous avez déclaré comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure. Sinon, la langue utilisée est le français.
Le procureur de la République et le juge des libertés et de la détention peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.
Le contrÎleur général des lieux de privation des libertés peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.
Des agents de l'Ofii sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.
Plusieurs associations peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent disposer de permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.
Votre maintien en zone d'attente peut prendre fin de 2 maniÚres :
- soit vous devez quitter la France,
- soit vous ĂȘtes autorisĂ© Ă entrer temporairement en France.
- Départ de France
- Entrée légale en France
-
Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour tout pays étranger.
-
Vous ĂȘtes reconduit vers :
- votre pays d'origine,
- ou le pays dont vous provenez,
- ou tout autre pays oĂč vous pouvez ĂȘtre admis.
Vous pouvez ĂȘtre transfĂ©rĂ© dans une autre zone d'attente si votre renvoi ne peut pas avoir lieu de la gare, de l'aĂ©roport ou du port oĂč vous ĂȘtes maintenu. Ce transfert n'interrompt pas la procĂ©dure de maintien en zone d'attente.
Votre entrée en France peut résulter :
- du refus du JLD de prolonger votre maintien en zone d'attente,
- de la fin du délai maximum autorisé du maintien en zone d'attente, si votre départ n'a pas pu avoir lieu.
Un visa de régularisation valable 8 jours (appelé sauf-conduit) vous est délivré. Avant l'expiration de ce délai, vous devez :
- soit quitter la France,
- soit vous rendre en prĂ©fecture pour dĂ©poser une demande de carte de sĂ©jour, si vous y ĂȘtes autorisĂ©.
Si vous ĂȘtes mineur isolĂ©, vous ĂȘtes confiĂ© Ă l'aide sociale Ă l'enfance ou directement Ă une structure spĂ©cialisĂ©e dans lâaccueil des mineurs.
Vous pouvez ĂȘtre placĂ© en zone d'attente si :
- vous ĂȘtes un Ă©tranger arrivant en France par bateau, train ou avion,
- et vous demandez l'asile Ă la frontiĂšre.
Attention :
cette procédure ne concerne pas un étranger ressortissant d'un pays européen, ni les membres de sa famille vivant en France avec lui.
La zone d'attente est un espace bien délimité situé :
- dans un aéroport (Roissy, Orly, etc.),
- ou dans un port ou à proximité d'un lieu de débarquement (Marseille, Calais, etc.),
- ou une gare ferroviaire ouverte au trafic international (Paris-Gare du Nord, Lille-Europe, Strasbourg, Nice, Modane, etc.).
Il ne faut pas confondre une zone d'attente et un centre de rétention.
La zone s'Ă©tend des points d'embarquement et de dĂ©barquement aux points oĂč sont effectuĂ©s les contrĂŽles des voyageurs (zones sous douane). Elle couvre aussi les lieux oĂč vous devez vous rendre dans le cadre de la procĂ©dure de maintien en zone d'attente et en cas de nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale (devant le tribunal ou Ă l'hĂŽpital par exemple).
Dans l'attente de la dĂ©cision prise sur votre situation, vous pouvez ĂȘtre hĂ©bergĂ© dans une structure spĂ©cialement amĂ©nagĂ©e ou dans un hĂŽtel Ă proximitĂ© de votre lieu d'arrivĂ©e.
Ă noter
si vous arrivez en groupe (au moins 10 Ă©trangers) en dehors d'un point de passage frontalier, vous pouvez ĂȘtre placĂ© dans une zone d'attente mobile temporaire. Vous serez ensuite transfĂ©rĂ©s vers une zone d'attente normale (rattachĂ©e au point frontalier le plus proche).
Vous restez en zone d'attente le temps nécessaire pour vérifier :
- si l'examen de votre demande relĂšve de la compĂ©tence d'un autre Ătat,
- ou si votre demande n'est pas irrecevable,
- ou si votre demande n'est pas manifestement infondée.
La police aux frontiĂšres peut vous maintenir en zone d'attente pendant 4 jours au maximum.
Il s'agit d'une décision écrite et motivée qui fait l'objet d'une inscription obligatoire sur un registre mentionnant votre état civil et la date et l'heure auxquelles la mesure vous a été notifiée.
Lorsque dans le cadre de l'examen de votre demande d'asile, l'Ofpra considĂšre que votre cas n'est pas compatible avec le maintien en zone d'attente, vous ĂȘtes conduit hors de la zone d'attente. C'est notamment le cas :
- parce que vous ĂȘtes mineur,
- ou si vous avez été victime de torture, de viol ou d'une autre forme grave de violence psychologique, physique ou sexuelle.
L'administration vous accorde un visa de régularisation de 8 jours et vous remet une attestation de demande d'asile.
Prolongation
AprÚs les 4 jours de maintien administratif, le juge des libertés et de la détention (JLD) du tribunal territorialement compétent peut prolonger votre placement en zone d'attente pour 8 jours maximum (renouvelable 1 fois), s'il est saisi par l'administration.
Le JLD statue par ordonnance dans les 24 heures de sa saisine (ou dans les 48 heures si l'instruction le nécessite). L'ordonnance vous est notifiée ainsi qu'au préfet et au procureur de la République.
L'audience peut se tenir au tribunal ou dans une salle proche de la zone d'attente.
Le JLD peut ĂȘtre saisi pour 2
Si l'ordonnance met fin Ă votre maintien en zone d'attente, vous ĂȘtes, Ă partir de sa notification, maintenu Ă la disposition de la justice pendant 10 heures (sauf dĂ©cision contraire du procureur). Durant cette pĂ©riode, vous pouvez, si vous le souhaitez, contacter votre avocat et toute personne de votre choix, rencontrer un mĂ©decin et vous alimenter.
Au total, la durée de votre maintien en zone d'attente ne peut pas dépasser 20 jours (4 jours de maintien administratif + 1
Recours
Vous pouvez contester l'ordonnance du JLD dans les 24 heures de son prononcé. Vous devez saisir le 1
Votre appel n'est pas suspensif (vous pouvez ĂȘtre reconduit avant la dĂ©cision du juge).
OĂč sâadresser ?
Ensuite, si vous voulez contester l'ordonnance de la cour d'appel, vous pouvez former un recours en cassation.
OĂč sâadresser ?
- Cas général
- Mineur isolé
Vous ĂȘtes informĂ© dans les meilleurs dĂ©lais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprĂšte et d'un mĂ©decin.
Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.
OĂč sâadresser ?
Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire. La langue que vous avez déclaré comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure. Sinon, la langue utilisée est le français.
Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour toute destination située hors de France.
Le procureur de la République et le JLD peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.
Le contrÎleur général des lieux de privation des libertés peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.
Des agents de l'Ofii sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.
Plusieurs associations peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent disposer de permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.
Si vous ĂȘtes mineur et entrĂ© en France sans reprĂ©sentant lĂ©gal, le procureur de la RĂ©publique vous dĂ©signe sans dĂ©lai un administrateur ad hoc.
Cet administrateur vous assiste et vous représente dans toutes les procédures administratives et juridictionnelles relatives à votre maintien en zone d'attente et à votre entrée en France. Il doit se rendre obligatoirement auprÚs de vous.
Vous ĂȘtes informĂ© dans les meilleurs dĂ©lais que vous pouvez demander l'assistance d'un interprĂšte et d'un mĂ©decin.
Vous pouvez communiquer avec un avocat ou toute personne de votre choix.
OĂč sâadresser ?
Le délégué du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et ses représentants ont accÚs aux zones d'attente. Vous pouvez demander à vous entretenir de façon confidentielle avec eux.
Si vous ne parlez pas français, vous devez indiquer à votre entrée en zone d'attente une langue que vous comprenez et si vous savez lire. La langue que vous avez déclaré comprendre est utilisée jusqu'à la fin de la procédure. Sinon, la langue utilisée est le français.
Le procureur de la République et le JLD peuvent se rendre dans les zones d'attente pour vérifier les conditions de maintien des personnes.
Le contrÎleur général des lieux de privation des libertés peut aussi visiter à tout moment les zones d'attente.
Des agents de l'Ofii sont présents dans certaines zones d'attente. Ils sont chargés de votre assistance humanitaire.
Plusieurs associations peuvent aussi vous assister. Il s'agit d'associations spécialisées dans l'aide et l'assistance aux étrangers, la défense des droits de l'homme ou l'assistance médicale ou sociale. Elles peuvent disposer de permanences sur place ou téléphoniques et vous entendre.
Votre maintien en zone d'attente peut prendre fin de 2 maniÚres :
- soit vous devez quitter la France,
- soit vous ĂȘtes autorisĂ© Ă entrer temporairement en France.
- Départ de France
- Entrée légale en France
-
Vous pouvez quitter à tout moment la zone d'attente pour tout pays étranger.
-
Vous ĂȘtes reconduit vers :
- votre pays d'origine,
- ou le pays dont vous provenez,
- ou tout autre pays oĂč vous pouvez ĂȘtre admis.
Vous pouvez ĂȘtre transfĂ©rĂ© dans une autre zone d'attente si votre renvoi ne peut pas avoir lieu de la gare, de l'aĂ©roport ou du port oĂč vous ĂȘtes maintenu. Ce transfert n'interrompt pas la procĂ©dure de maintien en zone d'attente.
Votre entrée en France peut résulter :
- du refus du JLD de prolonger votre maintien en zone d'attente,
- de la fin du délai maximum autorisé du maintien en zone d'attente (20 ou 26 jours) si votre départ n'a pas pu avoir lieu,
- d'une décision favorable du ministÚre de l'intérieur sur le caractÚre fondé de votre demande d'asile à la frontiÚre ou de votre demande de séjour à titre humanitaire.
Un visa de régularisation valable 8 jours (appelé sauf-conduit) vous est délivré. Avant l'expiration de ce délai, vous devez :
- soit quitter la France,
- soit, si vous y ĂȘtes autorisĂ©, vous rendre en prĂ©fecture, pour dĂ©poser une demande de carte de sĂ©jour ou faire prĂ©-enregistrer votre demande d'asile.
Si vous ĂȘtes mineur isolĂ©, vous ĂȘtes confiĂ© Ă l'aide sociale Ă l'enfance ou directement Ă une structure spĂ©cialisĂ©e dans lâaccueil des mineurs.
Un Ă©tranger peut ĂȘtre placĂ© en zone d'attente Ă son arrivĂ©e Ă la frontiĂšre dans les 3 situations suivantes.
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L221-1 à L221-6
Conditions du maintien en zone d'attente
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L222-1 à L222-5
Décision du juge des libertés et de la détention
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R221-1
Délimitation de la zone d'attente
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R221-1 et R221-3
Droits des étrangers maintenus en zone d'attente
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R222-1 à R222-3
Décision du juge des libertés et de la détention
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article R222-4
Voies de recours
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article L223-1
ContrÎle des droits des étrangers maintenus en zone d'attente
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R223-2 à R223-7
Conditions d'accÚs du délégué du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés ou de ses représentants
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R223-8 à R223-14
Conditions d'accĂšs des associations humanitaires
-
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L224-1 à L224-4
Sortie de la zone d'attente
-
ArrĂȘtĂ© du 28 fĂ©vrier 1996 dĂ©signant les gares ferroviaires ouvertes au trafic international
